Sur Hearthstone, c'est toujours le deck midrange qui gagne à la fin

La polyvalence de la pression, le nouveau critère-clé
JHden | 29/05/2020 à 18h04 - 0

Le métagame pourrait bien enfin avoir trouvé son équilibre et les decks qui vont constituer la colonne vertébrale des line ups de tournoi. Et comme à chaque fois que l'environnement se cristallise autour de quelques decks, c'est l'archétype midrange qui fait l'unanimité.

En effet, les deux decks qui ont dominé depuis le début de l'année du Phénix n'ont pas l'air de vouloir céder leur place, et comme à chaque cycle pour l'instant, c'est Illidan et Garrosh qui sont les plus représentés. Suivis par les autres decks midranges du métagame pour compléter la line up, chasseur highlander, druide token, démoniste quête (c'est du midrange combo) ou encore voleur galakrond.

Ainsi, en ligue des grands-maîtres cette semaine, nous ne verrons aucun prêtre en stream, deck pourtant vu comme l'un des meilleurs dernièrement, ni aucun paladin malgré le fait qu'il est reçu un peu d'aide lors des nerfs. Et le problème au final n'est pas forcément la puissance générale des decks, car beaucoup de decks actuellement sont très bons.

A mes yeux, la différence se fait dans les choix que les decks nous offrent, car au niveau de compétition auxquels sont les joueurs, ce sont les choix qui font la différence plus que la puissance. Ainsi un prêtre actuellement, aussi bon soit-il, a trop de mal à se sortir de son optique défensive et est voué à se faire contrer tôt ou tard. Ne faisant de lui qu'un choix temporaire.


1. La polyvalence de la pression, le nouveau critère-clé

Actuellement et même historiquement dans Hearthstone, les meilleurs decks partagent presque toujours le même profil. On voit des decks de rythme, proches du midrange et qui cherchent à mettre la pression à l'adversaire en évitant les éventuelles réponses. Ces decks ont ainsi plusieurs façons de mettre la pression (dégâts et table la plupart du temps), ou une variété forte dans les menaces qu'il peut développer (petits et gros serviteurs, mécaniques et mots-clés variées...).

Dans une optique défensive, le jeu ne permet pas vraiment cette polyvalence, car nous sommes contraints de nous adapter à ce contre quoi on veut défendre. A l'inverse, une optique agressive a beaucoup plus de libertés pour s'organiser, et donne donc au joueur la capacité d'être plus créatif.

Cette situation fait que même lorsque des decks puissants contre un deck agressif arrivent dans le métagame, le deck agressif baisse en popularité mais se renouvelle, cherche des moyens d'adapter sa liste et bien souvent revient plus tard. On le voit actuellement avec Illidan qui trouve toujours le moyen de se renouveler et de revenir, que ce soit en ladder ou en tournoi malgré 3 nerfs.

A l'inverse, le prêtre, qui semblait être en grande forme, s'est fait presque immédiatement chassé des stratégies de tournoi dès l'arrivée du démoniste quête et il a reculé en ladder également lorsque guerrier s'est réduit en popularité. Et ce phénomène est dû au simple fait que prêtre est simplement moins flexible que le guerrier dans ses plans de jeu, car il n'en a en réalité qu'un de disponible : contrôler la pression adverse et développer sa fin de partie.

En simplifiant, on pourrait dire que le guerrier également n'a qu'un seul plan de jeu : faire passer le points de vie adverse à 0. Sauf que lui peut le faire par la pression de son début de partie, par des combos de dégâts plus tard, avec la pression de ses armes ou même en valeur s'il récupère des laquais dragons par exemple.

Ainsi, lorsque l'on cherche à contrer le guerrier, on doit comprendre le deck, le décortiquer, chercher quelles sont les tours auxquels il est important d'avoir une réponse, les dégâts auxquels on doit faire attention... C'est un vrai travail de précision et de compréhension. Alors que pour contrer le prêtre, il faut simplement savoir profiter du temps qu'il donne et soit générer de la valeur, soit assembler un combo. Ainsi, chasseur highlander s'est adapté très facilement, voleur aussi et démoniste quête est arrivé très rapidement dans le métagame.

De ce fait, la polyvalence dans la façon de réaliser la stratégie du deck est devenue primordiale, et le jeu donne largement assez de possibilités pour contrer les decks qui ne peuvent pas s'adapter.

Les decks de pression sont donc (re)devenus les decks les plus populaires et ceux qui offrent le plus de possibilités aux joueurs. Et dans un métagame basé sur l'optimisation des match ups plus que sur la puissance brute, cette polyvalence est l'un des aspects les plus important qui soit.


2. Les line ups midrange, dominantes jusqu'à août ?

Comme expliqué dans l'introduction, la norme des line ups actuelle tend vers chasseur de démons et guerrier comme base. Elles sont ensuite complétées par 2 de ces 4 decks là : Démoniste quête, chasseur highlander, voleur galakrond (secret ou camouflage) et druide token.

L'idée de ces line ups est assez simple : avoir de bons decks qui donnent des possibilités et surtout qui sont bons contre prêtre et mage, deux decks qui étaient présents la semaine dernière. Au final, cette semaine voit beaucoup de line ups miroir s'affronter, comme si tous les joueurs avaient vu le vent tourner pour cette semaine.

La question qui se pose désormais est comment faire pour que le métagame ne se cristallise pas autour de ces decks ? Car le cycle naturel voudrait que ce soit aux decks agressifs de venir remettre de l'ordre. Cependant, le chasseur de démons et le guerrier sont excellents contre les decks agressifs et devraient donc rester des bases quoi qu'il arrive.

Nous pourrions donc nous diriger vers un métagame cyclique, mais seulement sur la moitié des decks et dans lequel le but serait donc de deviner quels seront les decks de soutien du moment. Et cela pourrait encore réduire la fenêtre des possibles si le démoniste quête continue de grimper en popularité et se stabilise comme lui aussi un deck assez stable pour s'adapter à tous les match ups.

Il n'y aurait alors presque plus de place pour s'adapter, avec seulement le 4e deck comme flexibilité. Cependant, cet extrême amènerait à des stratégies très prévisibles, et dans ce cas-là, des decks moins flexibles pourraient revenir car les joueurs se prépareraient spécifiquement pour contrer quelque chose.

Même si cela ressemble à une boucle très fragile et qui au final ne serait pas vraiment un signe de diversité dans le métagame, le fait que les meilleurs decks se dégagent pourrait donner au monde des tournois un intérêt stratégique intéressant. Les decks moins polyvalents seraient alors une prise de risque car ils sont obligés d'affronter certains match ups, mais à la fois, s'ils tombent juste, les joueurs seraient statistiquement récompensés. Ou à l'inverse, choisir les decks polyvalents, qui donnent plus de possibilités mais qui sont attendus.

Même si le métagame semble avoir trouver sa première vraie forme de stabilité, et avec aucune annonce à l'horizon, nous pourrions voir les decks moins bouger dans le futur et la phase d'apprentissage des match ups précis et de la spécialisation arriver.

Le cycle du métagame continue et il semble qu'il ne faille plus qu'une ou deux semaines pour que les joueurs trouvent les meilleures possibilités. Mais Blizzard ne peux pas continuellement changer les choses et il va probablement falloir trouver son bonheur avec l'état actuel du jeu, qui est très bon à mes yeux.

Pas de decks cette semaine car il n'y a pas eu vraiment de nouveautés par rapport à ceux de la semaine dernière, mais tout de même un bon jeu à tous !

Tags : Hearthstone Metagame
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